Des Films De France

Jour-1 après la rétrogradation du blog.
Bon, on ne peut pas gagner partout et j’en ai vu d’autres.
Avant de reprendre ma fiction donc, et de tirer au clair le parcours de Zadkiel, je me suis dit:
« Le temps est venu de faire une petite parenthèse sur le cinéma; pourquoi ne pas aborder le sujet du cinéma français? »
François Truffaut notamment, fait partie de ces cinéastes estampillés Nouvelle Vague, et je l’ai suivi avec un intérêt non feint. Dans mon premier article, Lilith, j’avais même mentionné son personnage d’Antoine Doinel, protagoniste d’une petite saga de cinq films tous plus intéressants les uns que les autres, où l’évolution de la société française ainsi que de ses mœurs est passée au peigne fin.
J’y viens.
Je m’épate toujours de l’acuité dont Truffaut a pu faire preuve car, ce que j’ai constaté dans ses films me semble toujours très actuel. Il m’est difficile de savoir si je dois l’en féliciter ou si nous sommes tout simplement aussi prévisibles que la pluie.
Plus que tout, c’est notre hypocrisie qui y est particulièrement à l’honneur, d’où un personnage principal déviant cherchant constamment à prouver sa valeur, parce que différent, et pas vraiment un modèle de communication, ni de tact, ni de doigté, osons le franchement, il croit qu’il ne séduira pas autrement, et qui mentira en continu pendant cinq films pour ça, thématique qui est très loin de m’être étrangère.
Comment savoir si je dis la vérité? A la taille de mon entourage…

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Il lui aurait été tellement plus avisé d’être normal, n’est-ce pas?
C’est bien une photo de Dorothée qu’il tient dans cet opus, L’Amour en Fuite (comme la musique d’Alain Souchon qui est d’ailleurs celle du film, bien vu)!

Enfin, je dois dire que François Truffaut n’est pas le seul représentant de notre cinéma qui ait su trouver grâce à mes yeux.
En opposition, et puisque le décès de Michel Piccoli est encore tout récent, je dois citer Une Étrange Affaire, de Pierre Granier-Deferre, dans lequel Monsieur Piccoli campe un patron, Bertrand Malair, supérieur de Louis Coline (Gérard Lanvin), avec brio, Monsieur Piccoli donc, et dont la ressemblance avec François Mitterrand m’avait troublé à l’époque; une austérité grise, des tournures de phrase douteuses et une ambiguïté sentimentale à toute épreuve me le faisaient même passer pour un politique, ce qu’il est, d’une certaine façon (des accointances socialistes, dans son passé, me semble-t-il)
Aux faux air de technocrate, il est surtout un artiste passé maître dans l’art de la manipulation des émotions d’autrui, maîtrisant parfaitement la transition de la vie privée de ses employés et collaborateurs à une dévotion absolue et irrémédiable envers ses propres us. Il ira même jusqu’à ce que le mariage de Coline soit violemment remis en cause! Dommage, sa femme, c’était Nathalie Baye.

FOLLOW THE FLO(W) — Une étrange affaire (Pierre Granier-Deferre -...
Bertrand Malair n’apparaît même pas tant que ça à l’écran. Pendant la grande majorité du film, nous serons confrontés à ses hommes de main.
Une étrange affaire (Pierre Granier-Deferre, 1981) - La ...
L’image parle pour elle-même.

Je note, dans un univers pas si éloigné de celui-ci, quoique résolument plus « futuresque », un film d’Alain Jessua avec Patrick Dewaere nommé « Paradis pour Tous ».
Il s’agit surtout du dernier film auquel Dewaere participa, car il se sera donné la mort avant même sa sortie, et à la vue de cet extrait, je ne peux que comprendre pourquoi…
https://youtu.be/ZtFggMOnmZk

Ceci étant, pour moi, le grand favori de cette liste, est un docu fiction policier tiré d’une enquête pourtant bien réelle et approfondie, avec de vrais témoignages, petit bijou naturaliste moderne sur l’état de nos forces de l’ordre, en particulier celui des stups, déjà dans les années 90, que l’on doit à Bertrand Tavernier, j’ai nommé: l.627, du nom d’un ancien article du Code de la Santé Publique sur la prohibition de l’usage de stupéfiants, justement.
Il s’agit à l’heure actuelle, de mon film préféré, pourtant, d’un point de vue national, je ne suis pas très indulgent.

Photo du film L.627 - PHOTOS DE CINEMA
Ce film n’a pas cessé de me marquer, et ce n’est pas dû à l’unique présence de Lara Guirao (ci-dessus), bien que le couple qu’elle forme avec Didier Bezace m’évoque de cruels souvenirs.
A noter que Lara joue une prostituée toxicomane, alors en ce qui concerne les doses, c’est surtout du drama à profusion que vous aurez!


Au hasard, Notre Histoire de Bertrand Blier, avec un Delon presque sympathique, Buffet Froid, du même concepteur, Police de Maurice Pialat (personnellement, je trouve l.627 plus réussi dans le même genre), Série Noire avec Dewaere, les derniers Truffaut avec Fanny Ardant, Gérard Depardieu et Catherine Deneuve méritent tous d’être vus.

Le dernier point sur lequel je vais me pencher désormais, est le suivant:
Si la plupart des films que je viens de vous citer vont de la fin des années 60 au début des années 90, il y a tout de même une précision que je voudrais apporter, c’est que si le cinéma grand public actuel n’est pas au meilleur de sa forme, certains films d’auteurs ont su me ravir, même dans leurs échecs, car nous sommes à l’aube d’une nouvelle génération d’acteurs, qui je le pense, est en pleine ascension.
Une ascension amplement justifiée et qui nous réserve pour l’avenir d’immense surprises.

Je veux parler de Lola Créton, que la plupart d’entre nous auront découverte dans Un Amour de Jeunesse de Mia Hansen-Løve, et qui est toute aussi brillante dans Après Mai de Olivier Assayas, qui demeure l’un des seuls témoignages crédibles des riverains de Mai 68, sur lequel je fantasmerais encore aujourd’hui si nous n’étions pas tous paralysés de terreur par un petit microbe qui pourtant fait polémique, et que je nomme… gouvernement bien sûr, à vous attendiez-vous, au corona? Peuchère.

Un amour de jeunesse » ou l'impossible deuil du premier amour
Un Amour de Jeunesse


Je veux parler de Garance Marillier, que l’on peut admirer dans Grave de Julia Ducournau, une somptueuse découverte, où comment prendre goût à la chair.
Mais ce n’est pas moi qui le dis, c’est le scénario…

Grave le film d'horreur, la critique - Sortiraparis.com
Grave

Et je veux parler d’Alice de Lencquesaing, que j’ai aperçue la première fois dans Dérapages, l’adaptation d’un roman de Pierre Lemaître, Cadres Noirs, par Ziad Doueiri, violent thriller dans lequel Eric Cantona tient le premier rôle, celui d’un chômeur qui tient tête à tout le monde de l’entreprise!

Aus der Spur, Trailer, DVD, Filmkritik | Filmdienst
Les deux filles et leur mère, la femme d’Alain Delambre, le personnage de Cantona, et anti-héros du roman de Lemaître:
Lucie, Mathilde, Nicole, de gauche à droite, par Alice de Lencquesaing, Louise Coldefy, Suzanne Clément

Le naturel semble de nouveau occuper le premier plan, après des décennies d’un jeu complètement apathique, terne et creux; et donc entièrement dénué d’intensité, qui nous empêchait de croire en à peu près tous les dialogues VF d’à peu près n’importe quel film, et j’ai bien failli abandonner le cinéma pour cela.

Je ne peux donc écarter cette pensée de ma tête:
Le cinéma Capricorne aurait-il de très beaux jours devant lui?
Cela vous échappe peut-être encore, mais une grande majorité des acteurs et réalisateurs présentés ici sont Capricorne ou Cancer.
Ou bien je suis dans une bulle, ou bien j’en émerge….



Une Épopée de Zadkiel Lauradieu et Hélène Portelaube

Hélène Portelaube, la dernière Reine d’Hazelgard

Cette rencontre a provoqué l’ascension d’un mythe et la chute d’un autre.
Si les archives d’époque permettent de se documenter avec aise sur le règne d’Hélène et le décrivent avec une précision que l’on n’escomptait, même en des temps civils, elles ne s’accorderont pas sur les origines de Zadkiel, à qui l’on prête d’innombrables traits dès lors qu’il n’est pas « Lauradieu ».
Tout comme Mars est Mars Ultor, et Venus est Venus Genitrix,
Hélène Portelaube était une reine instruite, entièrement dévouée à son royaume, bien que distante.
Il n’était pas commun d’envisager une quelconque amitié avec elle, et encore moins d’obtenir ses faveurs; cela ne dispensa aucun vilain de tenter sa chance, à défaut de la tenter elle, qui n’en eut pour ainsi dire jamais.

La légende de Zadkiel n’en était qu’à ses premiers balbutiements, et puisqu’aucun barde ne chantait ses louanges, il les façonnait de sa main.
Pour l’approcher, il n’avait pas hésité à se créer tout un lot d’identités qui semblaient davantage lui correspondre les unes que les autres, excepté qu’elles ne présentaient absolument rien de concret.
Non sans habileté, il parvint à se saisir d’une empreinte durable sur elle, en se jouant du caractère inexistant de ses talents sociaux, mais en s’improvisant artiste pour les lui justifier.
Ainsi, il eut tôt fait de s’accompagner d’un luth, et, du haut de la butte, chanta des airs à voix basse, ce qui lui donnait de la justesse, et une relative indiscrétion.
Sa propre voix lui faisait peur, mais pépier dans l’espoir que la Reine l’entendit était assez inconscient pour que cela puisse leurrer une personne qui ne soit pourvue de l’expérience de séparer du courage l’inconscience.
Elle l’entendit, en effet, mais s’arrêta en chemin, d’on ne sait où vers on ne sait où.

Aucune des paroles de ce pitre n’étaient commodes, et elle eut la science avec la conscience, de s’en rendre compte.
Il lui paraissait drastiquement sérieux, et le regard terne et les yeux hagards, comptait des histoires de mort, sans reprendre son souffle.
C’est étonnant.
Alors elle s’arrêta.

Zadkiel ne fut pas courtois. Bien au contraire.
Hélène pouvait sentir au fond d’elle, qu’il était un ignare de la courtoisie. Elle se prit au jeu pourtant, et l’excusa volontiers, et de près.

– Que fait une Reine, quand elle n’est pas chasse gardée?
« Eh bien… elle accepte de vous parler. »
– Bonne réponse, répondit Zadkiel. Connais-tu mon nom?
« Oui, je le connais. »
– Moi, non.
Et il se remit à chanter.
L’air s’assombrit. Le vent s’éveilla, et les mots se firent inintelligibles; Hélène eut une soif inextinguible.

{Dans le sarcophage…}

« Il n’y a pas de Sarcophage en Hazelgard. Tu profères des insanités … »
– C’est un mot que tu ne devrais pas connaître, puisqu’il n’existe pas. Tes manières, quand je te mire, pour moi font écho à celles de Carole Bouquet.
Tout cela n’a aucun sens, furent les mots qui lui parcoururent l’esprit, mais pour son âme, il en était autrement.
Zadkiel reprit sa chanson.
« Tu ne devrais pas parler pendant un solo … »
– Je sais. Un jour, je te ferai la cour avec bienséance. Quand tu ne seras plus parmi moi, cela va sans dire.

« C’est très intime, ce que tu entreprends là. Je pourrais t’avoir sous les verrous. »
– C’est du pareil au même. Tu vois, je suis consterné. Nous ne ne nous connaissions pas, et dans les limbes de ce que j’ai pu délimiter, ainsi qu’après identification, réfuter, tout cela a pour fin de m’étendre en m’éprenant de toi; il y a bel et bien des verrous que j’ai atteints qu’aucun prototype de fers n’a rêvé d’inclure en son fort.
« Ton handicap est sérieux. »
– Ces choses sont vraies. Nous ne nous reverrons que dans un ailleurs, un outre-part. Cette réalité, vois-tu, ne nous le permet pas.
Et si même la fiction ne parvient à nous unir, moi le parvenu, et toi la convenue?
Alors, peut-être qu’un jour, nous y arriverons, Hélène de Troie.
Simplement, je crains que jusque-là, ce ne soit des jours sans Soleil, si tant est que le Soleil ait vraiment une fin. En attendant, je vais effectuer l’oeuvre au noir. Je dois devenir Lauradieu.
J’ai encore espoir qu’à ce moment, et seulement celui-là, notre équivalence ne pourra plus être contestée, et que ce sera sans équivoque.

« Que signifie Lauradieu pour toi? »
Hélène fut envahie par un élan de compassion qu’elle ne put réprimer.
– Pour échapper à ma condition, qui n’est pas la tienne, je dois être initié.

Nul n’est prophète en son pays, donc à nulle occasion ils ne se revirent.
Mais c’est à peu près en ce point précis que les légendes commencèrent à gravir la longue pente de la cohésion, qu’elles y gagnèrent un corps, et que d’esprit plurielle, la littérature se mua en chair singulière.

Zadkiel se fit presbytre.

Comme il n’avait su se faire Roi …
Il joint les deux bouts de la corde en se déclarant partisan de la République.
Somme toute, le cœur n’y était pas.

Soyons tous des chantres pour Hélène, Hélène de Troie.
Compositions originales de Nicolas BALLU (Shatqiel)
https://magnumjovisincrementum.fr/lantre-de-shatqiel/

Lilith

Lilith,

Je ne crois qu’il n’y ait meilleur sujet que l’aube de l’humanité pour aborder mon tout premier mystère, celui de Lilith.
Les chrétiens, au moins les catholiques, comme vous le constaterez vous-mêmes, sont toujours les premiers à référencer Ève comme la femme d’Adam, alors, quid de Lilith? Elle n’a jamais existé, ou alors, elle cache un truc, donc on n’en parle pas? C’est vrai, il est encore possible d’entendre parler de Lilith, Reine des Succubes, de-ci de là. De quoi avait-elle l’air?

Je suis persuadé qu’elle vit encore parmi nous, sincèrement. Sa particularité est qu’elle ne change pas, ainsi, on la reconnaît au premier coup d’œil (ce qui n’est pas le cas de la femme idéalisée par l’homme romantique, qui aime tellement toutes les femmes …

et il a encore plus de raisons d’en aimer une au pif qu’il a croisé en sortant ses poubelles, ou en allant chercher sa baguette, que je ne vois de lignes dans la Bible!

… qu’en vérité il n’en aime aucune, c’est pourquoi un coup, il faut qu’elle s’épile, et dix ans après, en fait non, puis qu’elle doit avoir les cheveux longs, mais en fait quinze ans plus tôt il aurait fallu qu’elle les laisse attachés, car ça fait moins rebelle, après cela, il faudra qu’elle porte des talons, mais pas n’importe lesquels, etc).

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Lilith, n’est elle pas plus réelle?

Je me demande même si je ne l’ai pas déjà rencontrée.
Elle est du genre à te tromper avec celui ou celle avec qui tu l’as trompée.
Ne fais pas le fou.

On la représente en tant que rousse ou, les cheveux châtain, dans de nombreux portraits, tel la Lamia d’Herbert Draper.

You Are Lovely — 'Lamia' - Herbert James Draper
Je le trouve très beau.

On exagère beaucoup les portraits des femmes, mais on les dépeint rarement d’un point de vue réaliste, ou naturaliste, comme l’a fait Draper pour la Lamie, une autre figure mythologique qui n’est pas sans rappeler Lilith, mais avec une mue de serpent, ou encore une queue de sirène.
Lilith elle-même est tantôt le serpent, tantôt se fait manipuler par lui.
Immortaliser les femmes, leur faire des déclarations d’amour, cela contribue à nous les faire passer pour des émanations, ce qui est l’amusant point de vue de l’artiste Antoine Doinel, personnage clé des films de François Truffaut, à tel point qu’on leur prête une filiation à ces deux là, et, qu’elle n’est certainement pas si usurpée que ça.

Cycle Truffaut (1) Antoine Doinel
François Truffaut, qu’on ne présente plus, et Jean-Pierre Léaud, acteur d’Antoine Doinel (il a également incarné Louis XIV!)
La saga des Doinel est présente sur Netflix, dans son intégralité.

Je reparlerai d’Antoine Doinel.

Ce n’est pas logique de vouloir immortaliser ce qui n’est que le reflet d’une époque, et encore moins d’une mode. Tout cela n’est qu’éphémère. Pourtant, vouloir être acteur de son temps, est une façon d’exister. Je pense que ça ne doit juste pas être une façon de vivre, vous vous enfermeriez rapidement dans un rôle dont il vous sera impossible de vous défaire par la suite.
Personnellement, je n’imagine pas Frank Dubosc en Braveheart.
Et derrière Eve, la femme que vous avez imaginée, et qui n’existait pas, il y a celles que vous n’avez pas eues, ce qui est paradoxalement moins douloureux au pluriel qu’au singulier.

Notons, qu’une émanation, c’est exactement ce que Lilith ne sait être. Son insouciance fait qu’elle ne se préoccupe pas de la façon dont on la regarde. Elle aime intensément et avec passion, mais elle n’aime pas grand monde. Alors, oui, en ce sens, qu’elle soit diabolisée ne me surprend guère, mais je ne peux m’empêcher de me dire que ce n’est là encore qu’un reflet de la connerie humaine.
Vous aimez les icônes? Soit. Prenez Ève. Elle est gentille, parfaite, docile et soumise: exactement comme beaucoup d’entre nous les aiment jusqu’à ce qu’ils ne les aiment plus et les trompent (et de toute façon elle est adorable, elle va leur pardonner, parfaite ne vous-ai-je dit?), mais là n’est pas le sujet. C’est plutôt: Avec qui…?
Réponse: Généralement quelqu’un qui se refuse ou s’accorde à nous selon son souhait, et pas uniquement parce que ça fait joli, qu’on a des amis, un papa avec une voiture, ou qu’on est riche, même sans papa.

La contradiction de Lilith, est donc qu’elle ne se plie à aucun diktat, mais là où la religion la « démonise », je verrais plutôt un espoir pour la nature, voire un reflet qui annonce sa victoire contre la société, lentement, et en s’amoncelant. Ce n’est sans doute pas l’émanation qui va traverser toute la pièce d’un claquement de doigts pour t’apporter la paix et la sérénité, mais le rayon de Lune qui existe, et qui te fait peur parce qu’il reste caché, ne se présentant à toi que d’un trop loin que tu ne peux comprendre, plus complexe que la pensée d’Emmanuel Macron…

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Eh ouais mon gars, « Komplexe »

Mais qui t’attire comme un film de David Lynch.

Mirá las publicidades que hizo David Lynch en este video de 35 minutos
On aimerait que ce soit la pomme de la discorde, mais ça m’a tout l’air d’un donut

J’ajouterai que ce n’est pas à l’océan ou à la montagne que l’on donne l’ordre de se plier.
De ce point de vue, Lilith est un rempart et une figure sur laquelle il faudra compter quand tous nos artifices visant à établir la Terre comme notre maison, une possession humaine et pérenne donc, auront cessé de fonctionner.
Inutile de vous dire que ça a déjà commencé.

Une autre observation sur Lilith: elle mange des enfants, et couche avec des femmes (beurk, truc de sorcière féministe qui loue son derche à Satan étrangement apprécié, par, eh bien, les hommes… sur les sites pornographiques.)
Moi je trouve surtout cela écologique, mais au-delà de ça, il faut comprendre par là, qu’on peut lui reprocher de toujours s’opposer au bien commun.
Oui c’est égoïste de ne pas vouloir d’enfant, de les perdre par accident ou d’être stérile, et c’est pas gentil d’être méchant, mais ça veut donc dire qu’elle les mange?
On notera aussi qu’elle le fait forcément pour irriter la gente masculine et que l’esprit de contradiction ne peut que provenir d’une mal -******
Ben oui, c’est ça la vraie raison de l’homosexualité, non?

Alors, Lilith, frustrée ou juste n’en a rien à faire?
Eh bien, il n’y a pas de réponse.
Mais elle était là dès le début, il faut lui reconnaître ça.
Tout comme il faut aussi comprendre qu’elle n’est pas un idéal féminin mais une réalité, et qu’il s’agit probablement de tout ce qu’on ne lui pardonne pas.
Alors, quel mystère peut-elle bien cultiver encore?
Sans doute-est elle en train de vous maudire en secret.
Vous vous en rendrez compte, quand vous fricoterez avec des rousses: si elles ont un chaudron, vous êtes prévenus.

Lilith est aussi mon premier album.
Cliquez dessus pour voir?

Loin d’être le plus estimable de mes projets, il a pour lui de sérieux arguments.
Dans un prochain article, « Lilith, femme de Zadkiel« , je lui consacrerai un personnage, L. , la grande prêtresse.

Mon titre « Lilith ».
Je vous recommande d’écouter l’album d’abord afin de le digérer plus facilement.
Ça tombe bien, j’ai mis un lien qui vous y mènera, juste au-dessus!