Maurras Game et Marxisme Culturel

Le Maurras Game aurait tout autant pu s’appeler le Malraux Game. En vérité, cela s’est joué à peu.

Quand la nature et la culture se livrent une guerre sans merci, du meilleur et du pire des deux naît la prochaine civilisation

Pour ce dernier article, je vais particulièrement me lâcher, et si vous voyez un « f » à la place d’un « l » débuter cet avant-dernier verbe, eh bien votre interprétation n’engage que celui ou celle qui vous fait perdre votre temps à la faire, oui c’est à dire vous.

Nous allons immédiatement ouvrir les hostilités avec un game des plus désagréables, car pour certain(e)s, afin d’éprouver la sensation de prendre de la hauteur, mieux vaut se dégoter un siège rehaussable. L’effet sera particulièrement saisissant si celui-ci part du bas-fond. Mais on a fini ici avec les contrepèteries.

Voyez plutôt …

Alors là, j’ai immédiatement senti que j’avais affaire à de la bourgeoise, mais pas de gauche. J’ai donc pris la liberté de rectifier complètement le tir, projetant sur elle un reflet d’Apollon alors que dans l’autre game, géré en parallèle de celui-ci dans l’article précédent, j’étais un héros de western.
Comme c’est la coutume dans ces milieux, malheureusement, la personne en face de son écran, qui lui ne fait pas face au vôtre; ayant un taux d’amour propre aussi élevé que le coût d’une action Amazon, il vous faudra limite le petit kit « culte de la personnalité fait maison en cinq minutes et générateur d’auto-satisfaction pour les nuls, made in France » pour atteindre la moitié de l’ego de votre interlocuteur car celui-ci jouit d’un trop bon prestige pour vous, et va s’efforcer de vous le montrer, donc chacune de ses phrases aura pour but de vous réduire à l’état de tétraplégique pour conforter><réconforter madame/monsieur dans son cocon.
Et qui n’en sort jamais de toute façon, à juste titre: à quoi bon se confronter à la vraie vie si peut se commander quatre cent esclaves-uber sur internet?
J’ai donc fait exprès d’agir comme si j’avais 10 000 prétendantes à mon actif.
Comme en temps normal, j’ai déjà l’ego de Louis XIV, ça n’a pas été bien difficile.
Je lui ai sorti le combo paternaliste ultime: auto-complaisance, attitude d’oligarque les pieds sur le bureau qui fait ses raves parties à l’Elysée entre deux élaborations d’impôts, une touche d’infantilisation (normal, elle a une mentalité d’enfant-roi, et ceci, moi-même, un authentique « fils de », je vous l’affirme), et avec ça ce petit côté « oh j’ai conscience de mes propres défauts et je les magnifie en choisissant délibérément de les exposer alors que cela aurait mis hors-jeu n’importe qui dans une conversation ordinaire, allez cessons de nous moquer de ces pauvres hères qui n’ont pas la chance inouïe d’être nous et gardons notre sérieux, on parlera privilèges plus tard sous la couette hon hon hon », bref tout ce qui peut me distinguer de ces gueux qui boivent de la Amsterdam Maxinator, des 8-6 ou pire, de la Koenigsbier (dénomination et caractérisation bien trop noble pour ce limon).
Ironiquement, j’étais sous 2 litres de vodka à ce moment-là, mais chut, elle ne doit pas savoir que je bois ça.
Car, 100% elle boit des mojitos celle-là, vous verrez.
Un bon maurras game, c’est un game que vous pouvez effectuer torché sans perdre une miette de votre logos.
Alors elle elle a pas inventé l’eau chaude. Non seulement je lui fais comprendre qu’elle seule peut domestiquer mon ego, mais en plus elle y croit, sachant qu’elle assimile ça à un ego surdimensionné que je n’ai fait que lui suggérer. C’est la preuve par A+B qu’elle n’attendait qu’un toutou qui lui sert de faire-valoir auprès de ses copines de bonne famille.
En vrai, la prochaine fois que ça m’arrive, je ferai semblant d’être un américain et je m’engagerai à lui écrire exclusivement en anglais pour la peine!
Le nec plus ultra, c’est qu’en plus elle s’imagine que je croule sous les femmes, alors que je l’ai à peine sous-entendu (!)
Oh mais non t’inquiète y a que toi que je t’aime bébé ❤
Attends quoi, j’ai eu son numéro en trois screens?
Je peux vous assurer qu’il est beaucoup plus fun de foirer un maurras game (je vous rappelle qu’à l’origine vous élucubriez n’importe quoi et ce volontairement quitte à ruiner toutes vos chances de succès, alors une victoire à la Pyrrhus, y a rien de pire, c’est comme gagner aux échecs en deux coups ou encore jouer Meta Knight en auto-attaque dans Super Smash Bros. Brawl … )

Bon, capitalisme oblige, c’est ici que ça va se dégrader. Nous sommes sur Internet, rappelons-le, et ces applications de rencontre sont des marchés aux schémas un brin moins spéculatifs que ceux de la drague de rue ou de bar.
Certains estiment que ceux-ci n’ont rien de réaliste.
Je penche plutôt vers ceux qui pensent le contraire.
Dehors les possibilités ont des limites bien moins définies, or ici non, vous êtes à la merci d’un algorithme, qui vous départage de la manière la plus eugénique possible.
Autrement dit, vous aurez beau projeter le halo que vous voudrez, il n’empêche qu’ici, vous êtes théoriquement face à un DRH qui veut rentabiliser vos gènes et qui procédera par analogie avec ceux de vos concurrents, qui là sont innombrables.
Il n’y a plus de meilleur ami(e), confident(e), psychologue, fraté, ce que tu veux comme échelon pour servir de barrière à ton passage voire de plafond à ton ascension.

Allez, il est temps de mettre à profit le numéro!

Là elle se dit que j’en fais trop, car je me suis répété, preuve que son QI (enfin, le verbal) peut tout de même avoir trois chiffres. Alors, c’est un parti pris, mais j’ai considéré lui expliquer que simuler dans une simulation c’est un peu comme manger de la nourriture ou boire une boisson. Son discours n’a rien de naturel, son parcours non plus, il est donc tout à fait logique que je décide de lui tendre le miroir avec l’espoir secret qu’elle s’en rende compte et arrête de se jeter des fleurs en exprimant qu’il n’y a qu’une seule façon de se la péter, la sienne. A ce stade de la conversation, nous sommes vraiment deux idiots et je commence à m’ennuyer.
Vous noterez l’usage bien précis de ce type d’emojis qu’elle voudrait castrateur mais qui ne fait que mauvais genre …
Je me suis tout de même réveillé parce que bien qu’il n’y ait pas le moindre fond, j’ai quand même une sympathie pour l’art de l’écriture, et espéré lire à travers sa volonté d’user d’un langage plutôt soigné une forme de sophistication culturelle, qui à défaut de dériver sur du sexe m’aurait fait plaisir. A ce stade, je songeai un court instant à envisager l’amour platonique. Testons là donc sur autre chose que sa répartie ultra réactionnaire. Est-elle sensible à l’expression artistique ou c’est une paysanne qui s’est rêvée courtisane, la couleur de l’argent lui ayant fait oublier le visage de son père, qui lui-même a oublié le visage du sien?
Voyons voir, car elle semble capable de retourner certains éléments de mon propre langage contre moi, ce qui signifie qu’elle a peut-être la capacité de le comprendre.
A ce moment de la discussion, un certain comique de situation ne m’échappe pas. Je me prends à songer au divertissement qu’il peut me procurer si elle redescend un peu.

Caramba, encore raté. Je n’ai jamais eu de réponse à mes questionnements, alors j’ai dû aiguiller le seul moment potentiellement intéressant (et attrayant) de cette stérile manifestation.
J’ai donc dérivé une nouvelle fois, pour orienter ça vers quelque chose d’autre, à défaut que ce fusse quelque chose déjà. Ne perdez pas votre temps à interpréter ma phrase précédente, elle n’est que graphique. Prononcez là, vous y entendrez puis verrez une mélodie.

Là, avec mes vieilles fautes d’orthographe, je lui propose directement une trêve. En principe, si l’un n’a toujours littéralement aucune information sur l’autre au bout d’une douzaine de messages, c’est qu’il y a clairement un souci depuis le départ. Je m’ennuie profondément, mais attendez un peu de voir le screen suivant, il ne vous décevra pas.
Et si cet exhaustif échange s’apparentait enfin à un partage?
Oh. Mon. Dieu. SANS. COMMENTAIRE. ENFIN, SI, LA.
NAVRANT.
DÉSESPÉRANT.

Je sens qu’on va avoir deux camps, entre le mien, celui qui se sent outré, et je le revendique, par le manque de doigté, de délicatesse et de grâce de quelqu’un qui ne reconnaît même pas un tant soit peu les vertus universelles et inter-générationnelles du chocolat et qui s’imagine que le cacao brut bien noir à 90% et non sucré que l’on mélange à de l’eau n’est pas un chocolat à l’ancienne tel que nos grands parents le concevaient mais EXCLUSIVEMENT un truc d’enfant (ad hominem que d’ailleurs, je ne relève même pas).
On croit rêver!
Van Houten ce n’est pas Nesquik, ça je ne l’admettrai pas, et j’aurai pu faire une fixette complètement autistique d’au moins une dizaine de messages là-dessus. Ca va bien pas! Non mais. C’est une HONTE!

Et le camp de ceux qui ont envie de lui expliquer que c’est justement parce qu’elle est persuadée que l’herbe est plus verte chez le voisin qu’elle se rend chez lui, mais persuadé comme elle de la véracité de cette maxime, celui-ci s’est également rendu chez sa voisine, qui pour le coup n’était pas elle, donc il est tout à fait envisageable qu’elle coure après une chimère, qui lui court après une autre chimère!

Vous en rencontrez beaucoup, vous, des personnes qui vous disent que leur motivation est de courir après quelqu’un (et que ça ne porte pas ses fruits) qui n’est pas vous alors que ces personnes sont en pleine phase de séduction avec vous?
Le pire c’est qu’on la comprend son intention, là n’est pas le problème, c’est précisément le point le moins dérangeant …
Que ce soit un geste barrière, ou une veine tentative d’exhiber une faille narcissique.
Cela m’est égal. Nous sommes nombreux à subir l’influence de névroses.
C’est plutôt la malhonnêteté de la personne qui va dans son jugement déclarer qu’il est préférable d’être à la merci de quelqu’un qui ne nous considère aucunement plutôt que de partager quelque chose avec quelqu’un qui nous considère vraiment.
Je n’avais pas de considération jusque là, car chez moi, elle vient avec le respect, c’est à dire via le mérite.

Bref. On a affaire à une situation de crise. La miséricorde m’a une de fois plus, guidé la main.
Je vous demanderai donc explicitement d’observer une minute de silence pour cette pauvre âme égarée.
Exceptionnellement.

Et puis nous passerons à l’analyse.
Premièrement, et je vous invite à ouvrir cet article dans un autre onglet, afin d’avoir un œil sur le dernier game de cet article, celui qui commence par « Gringo »:
https://magnumjovisincrementum.wordpress.com/2020/09/02/le-maurras-game/

Vous noterez que nous avons affaire à deux pôles très différents, rendant les rapports confus pour peu que vous soyez ouverts à plusieurs types de caractère.
Quelquefois, le goût de la rencontre provoque chez l’exilé ce goût d’un caractère, d’une culture ou d’un savoir antagonistes au sien. Certains d’entre nous connaissent bien ce phénomène. Nous croyons que nous pouvons être complétés par l’autre, celui qui se sent ou que l’on sent investi des qualités qui nous manquent.
Nous croyons que c’est la définition la plus exacte de la véritable rencontre, celle qui pousse à la remise en question, voire même à la remise en cause. Nous nous prenons à idéaliser cet inconnu, qu’on se figure si charmant, si attractif, dans son opposition totale à ce que nous sommes. Nous aimons comptabiliser les rares points communs si elle est majoritairement autre. Nous aimons comptabiliser les quelques différences si elle est majoritairement nous.
Et parfois, quand la réalité nous attrape, soudain, nous tombons de très haut, découvrant soit que ce que l’on s’était pris à apprécier chez l’autre n’était qu’une illusion, un reflet de soi qu’on lui a projeté, soit que la différence était si distincte et si importante qu’il n’y avait pas la moindre compatibilité, depuis le début, et ô combien d’enfants seront morts, combien de temps furent perdus à jamais.
Dès lors nous savons que la nature seule décide, et que la culture n’est toujours pas capable de forcer un destin, de même qu’elle ne peut plus le forger.
Nous vivons un entre-deux, dans lequel les ressemblances et les différences sont en permanent conflit.
C’est une guerre révolutionnaire pour les uns. L’égalité ne pourra s’appliquer autrement que par la force, engendrant une conspiration chez le second cas. « Là, nous serions vraiment des frères. »
C’est une guerre conservatrice pour les autres. L’inconscient collectif ne remontera à la surface que par la multiplication des libertés, elles qui déjà se contredisent en permettant au désordre de cohabiter, engendrant un ordre réactionnaire chez le premier cas.
Lire mes articles L’Usurpateur et la Reine, Parties I et II.

C’est ainsi que le marxisme culturel a permis au camp de l’égalité et à celui de la liberté de se détruire mutuellement, faisant des deux tiers de la devise républicaine française un champ de bataille permanent, ne laissant subsister que rapports de force et exercice de la domination, avec une régularité constante et exemplaire; celle de l’absence d’espoir. Les tensions, les doutes et les incertitudes exacerbent la sensibilité de tout le monde. La communication disparaît au fur et à mesure que notre précédente civilisation s’écroule. Le monde étouffe, et les entrailles de la terre s’ouvrent pour laisser paraître l’enfer, qui apporte avec lui le chaos indistinctif, où tout est uni en une masse brumeuse et informe, où toutes les pulsions les plus funestes ont libre court. Les fous circulent dans un monde où les uns marchent sur la tête des autres.
Nous n’avons aucun moyen de savoir qui est de notre bord, et qui entre en collision avec lui.
Alors, dans ce contexte, il fallait désigner un oppresseur. Aujourd’hui, il a la forme de l’argent sale, celui du marché noir, le nouveau visage de la religion.

Voici venir le sombre constat:

Il n’y a pas d’avancée féministe tant que certaines ne seront pas prêtes à remettre en question la tradition quand elle impose aux hommes de devoir faire toutes les propositions voire les dépenses quand c’est possible, pour ensuite avoir le confort de se permettre la passivité la plus oisive dans l’immobilité la plus totale et tout mettre sur le dos du mec quand ça leur chante, l’initiative, la responsabilité et la prise de décisions ne leur plaisant pas plus qu’avant JC au final, d’où un effectif sommet du podium qu’elles n’occupent pourtant pas; me permettant donc d’affirmer que la dialectique du maître de l’esclave est encore d’actualité, ce n’est pas demain qu’elles seront libres (entretenant l’image de leurs maîtres) et c’est pas demain qu’ils feront la révolution (étant adorés comme des divinités par leurs esclaves).
On constate aussi que celles qui se plaignent apparaissent comme exténuées sur le papier d’être perçues comme des morceaux de viande par des ersatz d’hommes qu’elles présélectionnent sur des sites de rencontres de la manière la plus optimisée conso possible, en les comparant les uns aux autres sur le marché de la drague, faisant la fine bouche et se plaignant qu’ils sont tous les mêmes parce qu’elles ne se rendent pas compte qu’elles sont toujours attirées par l’exact même type de cas social à cause de leurs œillères, les obligeant à regarder absolument tous les hommes du même oeil.
Cela pouvant aussi s’étendre à ceux qui se plaignent, car des fragiles il en existe; effectivement; le genre n’étant pas systématiquement le sexe, et pour cela je ne peux qu’être d’accord.

Si vous reprochez aux incels, des célibataires involontaires qui se sont mués en secte, une secte qui se veut une réaction européenne à un masculinisme américain qui est lui-même une réaction américaine à un féminisme américain qui est lui même une réaction à un féminisme européen; d’être branchés eugénisme (normal ils sont verts de jalousie, c’est donc plutôt de greenpill qu’ils devraient parler, et non de redpill ou blackpill) quand vous pratiquez vous-mêmes la sélection naturelle avec l’aide des purs produits du capitalisme Starbucks qui ont conçu les applications sur lesquelles vous naviguez pour compenser le fait que plus personne n’ose vous aborder au bar ou dans la rue en conséquence, forcément, une photo étant plus lisse qu’un caractère vu qu’on en a gommé les défauts, vous êtes en pleine dissonance cognitive.
Si vous étiez détentrices des moyens de production sur la filiale industrielle de l’amour, alors vous en avez fait des prolétaires, donc, qu’ils essayent de concevoir un front populaire des miséreux sexuels et affectifs ne me paraît pas aberrant. Cet extrême n’aurait jamais existé au sein d’une compétition pure et parfaite.
Il y en a qui n’ont aucune notion de l’équité, pourtant ils se disent socialistes.
Je demande à ce qu’ils fassent leurs preuves.

Notons qu’à côté du lien virtuel aseptisé des réseaux sociaux, tout paraît amplifié à l’extrême quand on sort, et qu’un dragueur devient facilement un violeur/pointeur en fonction de son bord politique, qu’est ce qui change? Et un séducteur un pervers narcissique manipulateur option mégalo bipolaire auto destructeur mâtiné de son coulis de drama schizoïde à la sauce XXIe, le premier s’il a des origines modestes (il peut pas se payer le luxe de s’offrir Tinder Plus, c’est louche, mais si le marché de la prostitution était ouvert et que, par mégarde, il allait aux putes, quel goujat – par contre le suggar daddy, ça va, on l’a toutes fait lol, mais je vous dis peut-être ça parce que j’ai été un gigolo, un peu comme Chirac; ce qui est la seule alternative à l’homosexualité quand on a pas trop de pouvoir d’achat – !), le second s’il est bourge, comme Mister Grey, mais attention là c’est hollywoodien, donc positif. Je vois que vous vous ennuyez dans vos vies.
Ceci étant dit.
N’allez pas reproduire ça chez vous!

Si vient le jour où vous tombez sur une personne téméraire et qui est capable d’aborder en extérieur, d’adopter les mêmes comportements ostentatoires, d’arborer ses conquêtes du sexe opposé comme des trophées, et de se sentir le prix, du coup, automatiquement, si c’est un homme, c’est un putain de fasciste oppresseur des masses en puissance parce que sa génétique/nature-culture lui permet d’abuser de pauvres femmes sans défense (enfin, à part les connards d’esclaves qui gravitent autour dans l’espoir de, hein…) qui ne faisaient que se nourrir d’amour et d’eau fraîche au sein de l’algorithme qui divise les hommes en castes bourrées d’inégalités dignes de l’ancien régime qui n’ont pas demandé au monde d’être méchant parce que c’est pas gentil d’être méchant, mais qui cèdent quand même parce qu’il est trop aristo-charismatique, l’horreur, quasiment le prince charmaaaaaant!
Mais si c’est une femme? Alors, on peut difficilement la traiter de fasciste.
Pour autant, quelle différence cela fait?

Ce sera tout.

N.

Le Maurras Game

Le fleuret de la nation française est de retour!
Et puis si t’es pas content, sache que ça peut se négocier au sabre.
Ici, c’est l’esprit qu’on affûte.

Quand la classe moyenne se fait l’ennemi du bien, le salut est réputé venir d’en haut.

C’est un honneur pour moi de vous présenter ce concept vieux comme 2015 (l’année où je l’ai développé) et qui n’a cessé de prendre de l’ampleur, malgré le silence des médiocres…
J’ai nommé l’alliance du renversement de l’intelligence par la connerie avec celui de la connerie par le renversement de l’intelligence… le Maurras Game.
Qui est un oxymore, grosso modo une fusion entre la définition même de l’intelligence et celle de la stupidité: quand Mars s’allie à Pluton. Car aussi bien foutus que vous l’êtes sûrement, vous n’en êtes pas moins le pion d’une simulation adaptée à vos désirs.
Donc, vous attendez le messie, et vous espérez qu’il soit votre enfant pour qu’il vous sorte de là en se réalisant mieux que vous ne l’avez pas fait.
Mais n’allons pas trop loin dans le symbole. Contentons nous juste d’appliquer bêtement ET intelligemment la magie suivante: ne faire qu’un du génie et de l’idiot, c’est séduire les masses. Et séduire les masses, même si ça déplaît à quelques individus comme beaucoup d’entre nous qui ont clairement mieux à faire, c’est aussi une très belle façon de se faire entendre en s’amusant, à l’ère du numérique, où il ne fait pas très bon parler de soi, mais où tout le monde se prend en selfie, ce qui nullifie la totalité de vos pensées, actes et gestes. Êtes-vous prêts à abandonner votre orgueil?
Parfois, vous avez envie de succomber au nihilisme ambiant qui règne, et réduits en esclavage par vos pulsions de mort, que vous confondez avec vos besoins vitaux, vous ne pouvez dire non à quoi que ce soit, tout en disant oui à tout; quid de votre Eros ou de votre Thanatos allez-vous écouter?
Aucun des deux? Les deux à la fois? Bonne réponse.

Alors aujourd’hui, je vais vous montrer comment séduire, et générer une foule d’adorateurs, qu’ils vous aiment ou qu’il vous haïssent, le ciel n’en a que faire, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, comme dirait Martin.

Et pour cela, je me baserai sur un meme. Plus précisément Charles Maurras, grand séducteur de ces dames (aujourd’hui, on dira un oppresseur de drouaaate) qu’on ne présente plus, et qui est sûrement derrière notre Constitution, et une rose sensuelle et très socialiste sur un fond wave aux tons froids, mornes et obscurs. Rassurez vous, vous n’êtes pas le grand Charles (et surprise: ce n’est pas De Gaulle non plus), je ne suis pas le grand Charles, même si nous avons des ancêtres communs, ce qui aide quand on se croit sauveur comme Sarkozy et Al Gore, non non non. Vous n’êtes pas non plus encore morts.
Vous êtes un apprenti séducteur qui veut atteindre l’immortalité en brisant des cœurs et en se gavant d’âmes au petit-déj’, car vous n’en avez pas.
Mais comme vous êtes un fin gourmet, vous n’obtenez ni l’un ni l’autre, car vos conquêtes sont aussi vides et exemptes de quoi que ce soit que vous.
N’ayez crainte, voici comment faire:

– Ce qui compte, ce n’est pas le résultat. En lisant cette phrase, je prends conscience qu’elle n’a pas de fin, car je la recommence depuis le début. Ainsi fait, je me concentre sur le procédé, et seulement le procédé. Je mets mon intelligence au service de mon imagination, et je mets mon imagination au service de mon intelligence. Quand je penche vers l’un de ces deux extrêmes, je m’équilibre avec l’autre. Et je joue avec mon reflet, en toute absence d’âme et confiance. La seule règle est le consentement. Nuire n’est pas un obstacle. Il n’y a ni victoire ni défaite. C’est seulement un jeu. Qu’importe qui je suis. Je ne suis personne. Qu’importe ce que je dis, ça n’a de sens que si je le veux. Qu’importe ce que je fais, ça n’a aucune importance ni pour moi ni pour l’autre. Il n’y a pas de moi, et il n’y a pas d’autre. Alors nous expérimenterons l’amour parfait, qui est la fusion de toi, de moi, et de tous ceux qui n’existent pas.

Ce paragraphe sera votre fil conducteur, je vais donc le colorer.
Ce faisant, vous aurez accès à votre propre simulation, de la même manière que vous vous créez votre profil sur une application de rencontres, chargé de vous représenter au mieux, ou au pire, c’est selon.
Sachez que votre pouvoir est, en conséquence, globalement infini.
Comment ça, j’ai l’air fou?
Non, je suis juste impopulaire. Mais dans ce cas, tu n’as qu’à regarder le second épisode de la saison 4 de Rick et Morty, le script dit la même chose que moi avant de l’avoir vu sauf que là ça te parle. Normal, tu es sensible à la mode, n’est-ce pas?
Sauf que si tu te noies dedans, tu ne peux pas la créer, et pour suivre le courant, tu ne dois pas faire du surplace. Que tu sois un meneur ou un mouton, te voilà dans le caca.
Alors prends le contrôle de ta propre simulation et arrête de te trouver des excuses pour être un mollusque fini à la pisse, joue au Maurras Game, et développe toi en régressant mentalement, c’est à dire en l’incarnant le mollusque, là un mollusque tu resteras, mais cool, tu deviendras. JCVD est un Jedi, comme Jedi Casuel Van Damme.
Comme cette petite référence à Star Wars, que tu dois aimer parce que tout le monde aime Star Wars, wait’, je n’aime pas ça, mais je n’ai aucun scrupule à te dire que si j’aime ça, et je fais bien, d’ailleurs, car sinon, tu vas faire comme cette personne qui m’a vu trois fois et qui va me dire que je n’ai encore rien vu, que je n’y connais rien et que je suis un néophyte.

D’accord, j’ai un peu la rancune tenace.
Passons à la suite, comment dit-on déjà … ?

Euh… BESLA putain!
Oui voilà, BESLA!

A ce stade, je suppose qu’il va te falloir une illustration …

Tu vois, ça c’est un meme. Plus personne ne croit en Dieu, c’est démodé. Par contre les nouveaux prophètes de notre temps, les memelords, qui se croient Dieu, eux ils pullulent …
L’élite noire des trolls ou la bienséance?
Eh bien, pourquoi pas les deux?

Je vais te donner à titre personnel quelques extraits de mes games à moi.
Tu vas pouvoir suivre une partie de mes exploits en matière de caméra cachée, à la François l’Embrouille Par SMS, même si tu verras qu’en l’occurrence, la caméra cachée est un téléphone, et que c’est Big Brother qui me filme. Ce qui ne fait aucune différence si tu as compris mon principe de simulation active.
Tu vas te créer un univers différent à chaque entretien, le but du jeu étant d’amener ton interlocuteur à se dévoiler et d’en tirer partie pour en venir à lui faire croire que ça vient de lui, auquel cas, puisqu’il n’aspire qu’à se trouver un clone de lui-même comme faire-valoir, il te relancera.
On pense bien souvent à devenir le miroir de l’autre pour l’attirer dans nos filets, mais sache que je t’encourage aussi à faire l’inverse si tu veux tirer ton épingle du game.
S’il te plaît, ne fais rien d’illégal, je ne veux pas en être tenu responsable.
Sois juste inventif, et ne te prends jamais au sérieux, sauf si c’est précisément l’image que tu veux donner. De la même façon que tu t’y prendrais pour une leçon de conduite simulée, tu dois te répéter indéfiniment le fil conducteur, ce paragraphe que j’ai surligné plus haut.

Cela t’aidera, à comprendre que si ton interlocuteur a un problème avec toi, ce sont ses propres croyances qui le font agir comme tel, alors tu n’es pas responsable de ses interprétations, et tu ne souffriras pas du rejet d’un type interchangeable qui a voulu exercer sa domination sur toi, qu’elle soit individuelle ou collective.
Et ce et surtout quand il diffame.
Et même si tu as un problème, tu auras un idiot pour t’adorer si tu parviens à lui faire croire que tu vis ta simulation, d’où cette idée de simulation active, laissez les débiles passifs vivre leur vie de merde, vous n’êtes pas Saint-Domingue, le love c’est pas vendre du rêve c’est du rêve, par Jean-Michel Coach.

Je suis un connard? Oui, mais je bande mou (cette rumeur est fausse, je me fous de ta gueule et je te paye un kebab si tu la répands, par contre je suis frigide, et ça c’est vrai), et toi tu simules au lit, non (ça aussi je vais le répandre, sûr que c’est vrai) ?
Alors pas plus que toi…

Sache que je conserve strictement tous mes échanges afin de les prospecter à la moelle. Le moindre mot est choisi, peu importe l’état dans lequel je suis au moment de son écriture.
Vous ne devez pas écouter ceux qui ont de l’expérience et les prendre pour modèle, leur vouer un culte, etc. C’est contraire à l’esprit du Maurras Game, où vous êtes votre propre mentor, et agissez en tant qu’entité aux motivations parfaitement plastiques, plates, robotiques, mais souples, parce qu’il faut vivre son temps.
Et donc, vous êtes flexibles.
Si vous vous contredisez dans votre discours, changez de point de vue, puis changez d’objectif.
A partir du moment où vous avez choisi d’accepter de jouer à ce jeu, vous êtes idiots, mais votre partenaire de jeu l’est aussi, et surprise, il l’est probablement encore plus.
Si vous avez des idéaux qui plaisent, exprimez-les, romancez les. Si non, prétendez-les avoir. Quelle importance? Personne ne vous accordera assez de temps pour faire tout l’inventaire de ce que vous n’êtes pas, auriez pu être, seriez peut-être… BLABLABLA!

Jaune et Bleu c’est moi. Un cas typique d’inversion des rôles. Vous allez courroucer n’importe quelle princesse avec ça, encore plus si vous lui rappelez qu’elle est censée œuvrer pour l’égalité des sexes à moins d’être encore plus plastique que vous. Je sais pas vous mais moi ça me rappelle le « GLUCOSE! » des Inconnus dans leur sketch new wave, là.
Ah ben, on n’arrête pas le progrès s’il est à sens unique c’est sûr … par contre, quand il part dans tous les sens, là ça devient radical, et c’est pas bien!
Toujours montrer aux gens ce qu’ils sont, surtout quand ils s’y croient qu’ils sont!
J’vais pas vous faire un dessin…
Bon, vous aurez deviné que c’est un sarcasme de sa part. Ce n’est pas parce que je joue la comédie que je prends mes lecteurs/lectrices pour des glands et des cons.
Oui, j’aime genrer mes insultes.

Hhhhhhhhhhhh LN…
Alors là vous vous dites: bon ben c’est pas très efficace ton truc…
Certes, mais là vous regardez la saison 1 et elle date de 2018.
Même dans cette année où j’étais, osons le dire, plus imbuvable que créatif en vu de mes motivations personnelles, qui n’avaient pour but que de comprendre le fond de la pensée des cobayes humains, en les poussant à bout car ce sont les petits détails qui m’intéressent (et qui ne remontent à la surface qu’avec le ressentiment), pas le couvercle de la poubelle donc, le FOND VOUS DIS-JE, eh bien … je mens.

Vous êtes curieux de voir la suite ou vous avez déjà décroché? Vous vous demandez pourquoi un coup je vouvoie, un coup je tutoie? Non? Eh bien maintenant si? Pourquoi je parle en registre familier, puis en langage courant? Non? Eh bien maintenant si?

Fanart] - Had to draw Doppio and Kira, two awesome weirdos :  StardustCrusaders

Je vous livre un game, tout frais de quelque semaines, que je vais commenter, retenez votre souffle.

Si vous connaissez la personne, l’astuce numéro un consiste à lui faire se remémorer, consciemment ou non, un souvenir de vous deux. Ici, c’était une joute alcoolisée.
Un peu d’ironie, c’est comme cette chanson des Foals qui fait « un peu… d’air sur la Terre air sur la air sur la air sur la Terre »
Autrement dit, lâchez ça une fois, deux fois maximum, et soyez légers. Puis doublez moi ça d’une bonne hyperbole des familles, ne fonctionne que si la personne sait lire par contre. Ça vous donnera un genre expansif, donc ouvert, ce qui est bien pour les interlocuteurs un peu yang/actifs/tournés vers l’extérieur. Ensuite, multipliez les références culturelles de bac à sable (ne faites pas comme moi au début, oubliez les neutrinos) pour que ça ne fasse pas trop vieux con et n’hésitez pas à vous y représenter avec elle. Techniquement, si elle n’a pas trop la f(l)emme, et qu’elle n’est pas née à Jersey ou à Monaco, elle visualisera vos conneries.
Elle a la gnaque, ce qui est un cas très (trop) peu fréquent. Simulons un rapport de force qui a l’air réel sans être vrai. Puisque j’ai débuté par un « Gringo », jouons-là western. De toute façon, ça va avec ma photo la gauloise au bec.
Petite référence Disney alors qu’il n’y a rien que j’exècre plus suivi d’un effet de prince charmant au rabais digne d’un mauvais Snap, mais ponctué de quelques vérités, ici j’expose mes désirs. D’où sa question, qui est un peu une façon chiante de me demander pourquoi elle.
Alors là, colossal arriviste, j’utilise la stratégie de l’idéaliste aveugle qui se prend pour un conquérant avant de réaliser qu’il vit dans un monde de bobos et qu’il ferait mieux de retourner très vite sa veste avant de passer pour un énorme réactionnaire du slip’ parce que là, je n’aurais pas pu faire plus années 50 et j’avais Scorsese dans la tête en plus quand j’ai écrit ça c’est dire.
Pas facho, mais un grand fan de Robert de Niro, d’accord?
Là, j’ai l’impression qu’elle a pris mon discours de hippie au sérieux, alors que j’avais mis un gif de Gargamel pour contraster avec le message. C’était pourtant un signal clair que je ne politise pas la conversation, d’ailleurs politiser l’amour, pire chose à faire, ne tombez jamais dans ce piège, sauf une fois mariés!
Encore ce délire western ponctuée de réflexions sur l’entente au quotidien cachées derrière des sous-entendus enjôleurs, ce qui donne une apparence de pseudo dur à cuire au cœur grand comme, euh, finissez-moi cette phrase. Avec qui on ne peut que se projeter quand on aiiiimeuh la viiie
Ah ben tiens, c’est gagné!

Voilà comment on obtient un numéro en moins de 24 heures…
Et si vous êtes fins observateurs, je dirais que le fait de s’être déjà rencontrés auparavant a biaisé la statistique, car ne se souvenant pas de moi, elle m’a quand même retrouvé …
Le hasard? Haussement d’épaules.
Une histoire magnifique, eurent beaucoup d’enfants? Non, j’ai refait un sarcasme.

Ça a mal (Sa)tourné.
Flûte alors! Allez, en route mauvaise troupe, un Mars, et ça repart!

Vous avez eu le commentaire au cas par cas.
Un autre game annexe,
Puis,
Analyse globale des rapports homme-femme dans ce magnifique contexte franco-français satiné de soft power américain débile qui consiste à transposer la lutte des classes en lutte des sexes et ni vu ni connu c’est de la merde, tout le monde devient con, heureux sont les asexuels et les robots, c’est c’est c’est LE MARXISME CULTUREL…

MAURRAS GAME ET MARXISME CULTUREL
Et en fin de compte, n’oubliez pas …

« Gnagnagna mais il a le Sheitan ce N, il a dit dans le machin surligné que c’était pas le résultat qui compte mais le procédé, et maintenant il nous remet son vieux gag avec Tesla! »
Alors oui, parce qu’en l’occurrence, si tu as suivi son conseil, tu vas avoir des enfants… Parlant d’enfants… Tu as vu les prénoms de ceux d’Elon Musk, digne réincarnation de Tesla? Non?
Eh bien, jettes-y un œil, c’est un coup à devenir stérile…
Ouais ouais nan mais tu vois, c’est pas du tout une photo à l’arrache devant un kebab tu vois… cet été j’étais à Vancouver, vraiment un truc de malade, la poutine tout ça, ils mettent des lunettes de soleil toute l’année c’est vraiment trop ouf, j’ai fumé de ces spliffs, pouloulou, bon Nadine on se fait un petit Starbucks? Après j’ai brainstorming chez Nestlé, je dois être à l’heure c’est le manager qui offre la manucure!

N.

L’Usurpateur et la Reine II

La révolution débutera par un livre

Le fils prodigue doit être spirituel. Homme de lettres, il se devra de rappeler qu’il aura besoin d’exploiter sa compréhension de la nature humaine afin de remémorer à ses sujets que le pouvoir ne se demande pas mais se prend.
Il aura le plébiscite, qu’il eut consolidé par un Coup d’Etat.
Le fils prodigue va renverser le sens commun, quitte à devenir l’élu des fous, de manière à prouver qu’il peut faire mieux que la reine.
Car la France est un pays qui doit son prestige à la grande diversité de ses princes, qu’ils soient légitimes, monarques héréditaires de droit divin, ou de grands conquérants.
C’est pourquoi il ne respectera lui-même que ceux qui sont nés de la tradition, et donc antérieurs à son ordre.
ll ne s’arrêtera vraiment que lorsqu’il les aura assimilés puis surpassés, et enfin, échoué.
Cela découle de son désir de prouver qu’il était leur égal, mais que de condition inférieure, il les a transcendés, de son esprit de synthèse, dont l’a doté son pluriculturalisme.

L’usurpateur aura ainsi la particularité de se croire au dessus des lois, d’où l’antithèse de la royauté qu’il incarne.
Cela semble, en premier lieu, jouer en sa défaveur, OR;
Pour réaliser l’alchimie de la couronne, cette condition, la démence, qui découle d’une crise identitaire, est nécessité.
De la couronne, il n’a d’autre choix de que se montrer digne, et pour ce faire est contraint de s’affranchir de son hérédité, qui biaise la statistique.
Cela n’a rien à faire dans la sphère publique, autrement, Jules César aurait été l’Empereur, et non son fils adoptif, Octave Auguste.
L’usurpateur est le despote républicain qui enterre la reine en lui succédant, en ce sens il est à la fois destructeur et constructeur.
Révolutionnaire et conservateur.

En fait, réactionnaire.
Ordonné et anarchique.
Dur ou flexible.
Autoritaire, mais débonnaire.
Honnête et criminel.
Impartial, mais partisan.
Rigoureux et paresseux.
Froid mais émotif.
Sec, aérien, pragmatique, terre à terre la majorité de son temps, principalement avec la gente.
Manipulateur, condescendant, hypocrite et de mauvaise foi, et limpide, sans être transparent, pour le temps qu’il lui reste.
Exalter la rationalité.
Sanguin et bilieux, idéaliste et feindre l’idiotie quand il le faut, principalement avec les petites gens. S’ériger en saint. Répandre la passion, exalter la foule, sans être opaque.
Sévère, complaisant, à la recherche de la vérité, mais aussi de la justice.
Accessible, mais flou. Vague.
Comme le droit.

Il commencera par s’identifier à la reine; ce qui est le résultat de son éducation, souvent similaire à la sienne, parfois meilleure.
Sa jeunesse lui vaudra quelques erreurs, qui serviront à le faire paraître plus humain.
Son talent sera reconnu par certains, d’autres le dénigreront.
Ces étapes lui sont donc nécessaires, s’il veut que son joug soit incontestable. L’inné seul ne suffit pas.
La fin est louable, mais la méthode ne doit pas l’être.

Ne faire qu’un avec la couronne.
Travailler en ce sens.
Polir sa pierre.
L’oeuvre au noir lui permettra de s’en réclamer.
S’exiler. Se mettre au contact de l’étranger. Apprendre de lui. S’aliéner. Être adoubé par le monde. Obtenir ses aides cachées.
L’oeuvre au blanc, de lui faire concurrence.
Se rebeller, puis se ranger, obtenir la reconnaissance du clan. Faire valoir la filiation, obtenir la légitimité, la (re)modeler. Obtenir sa probation.
Enfin, l’oeuvre au rouge la renversera.
A ce stade, son règne est établi.
Ensuite viendra la pérennisation ou l’abolition.
Si son talent et son travail lui accordent la capacité de vivre vieux,
Il entrera dans l’Histoire, pour ne plus en sortir.
Il lui faut des ennemis. Beaucoup d’ennemis.
Car la réprobation est du pain béni, elle ne le remet pas en cause.
Elle le renouvelle.
Cela est bon pour sa popularité, plus particulièrement s’il a une arch-Némésis.
Cela ne pouvant être la reine; car ils sont complémentaires, bonnet blanc et blanc bonnet.
Ces ennemis lui apporteront des soutiens, le dédouanant malgré eux, lui offrant une issue de secours.
Cela peut être un membre de son entourage proche, comme sa femme, qu’il faut accuser en temps utile; la fierté du sang venant de la mère, de même que sa pureté.
L’épouse n’en sera qu’une réactualisation.
Le plus souvent, ce seront aussi sa fratrie, ses amis.
Il lui faudra les éliminer un par un, sans l’ombre d’un doute.
S’il se montre faible un instant, ils le trahiront et le tueront.
Ce n’est pas grave. Son existence est une feinte, une farce, un conte, une pièce de théâtre.
De tragique, elle passe à comique.
Et il en a conscience.

Alors,
Si tout se déroule comme prévu,
Il aura le privilège d’asseoir sa progéniture sur ses propres cendres.
Le crime l’a rendu immortel.
Né d’une femme, mort d’une femme,
Il est l’actuel Sagittaire,
Il est Dieu sur Terre.

« S’aliéner.
Puis faire valoir sa filiation.
S’aliéner.
Puis faire valoir sa filiation.
Le métèque est un perpétuel antagoniste.
Toujours en état d’urgence, il n’est pas votre égal, et ne connait pas la liberté.
Jongler entre ces deux extrêmes est son unique façon de s’émanciper.

Chaos Ab Ordo,



L’Usurpateur et la Reine

Miroir, mon beau miroir…

Visiblement, le RN n’est pas seul à envisager des refontes gratuites pour camoufler son manque d’activité et repartir de zéro comme si de rien n’était.

Je vous souhaite la bienvenue dans cette troisième incarnation de l’Antre de Shatqiel!
Aujourd’hui, nous allons parler théâtre et plus précisément comédie, puisque les faux extravertis sont les rois de notre temps.
Votre apparence est la clé de votre succès, mais pour combien de temps?
La représentation sociale se fait rarement sans inspiration quelconque venue de l’extérieur, un deux ex machina, un mentor.
Ceux qui désirent la vérité comme la justesse ont pour point commun cet idéal perfectionniste de l’aboutissement, qui précède l’absolution.
Ils prétendront toujours, soit qu’ils se sont faits tous seuls, parties du tout, partis de rien. Seulement un travail acharné, des efforts pouvant être fournis par tout le monde.
Soit, ils prétendront qu’ils ont servi la cause d’un don inné, de la nature, de Dieu et puis d’à vrai dire un peu toutes les justifications possibles, ô grands (et nobles et sombres) héros, hérauts.
Mais oui, bien sûr.
L’erreur commune est de croire trop facilement que le bonimenteur n’est que celui qui a des facilités, parce que c’est notre société qui le dit.
L’un ou l’autre, vous vous mentez complètement.

Qui suis-je, qu’ai-je, sont les deux manifestations les plus primitives de l’ego.

Alors, oui, il y a des tragiques, souvent ceux que le destin a propulsé dans les plus hautes strates de l’atmosphère terrestre, et qui essayent encore d’en sortir, s’imaginant pouvoir s’élever, toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus impossible, ce qui ne manque pas de reléguer l’humain au second plan, anticipant leur ascension, ne la craignant pas, et il y a, au fond du gouffre, secteur banalités, les bouffons du réel, ces comiques qui ne peuvent pas se faire entendre sans manipuler tous les degrés de l’arithmétique, ce qui ne manque pas de reléguer l’humain au second plan, anticipant leur chute, la craignant.
Terrible méprise, dans les deux cas.
Faisant des tragiques les véritables comiques, et des comiques les tragiques impostures.
Parfois, ces deux univers entrent même en collision. Cela n’a rien d’anormal. Il s’agit d’un axe.
Et vous, quel est votre miroir? Votre projection est-elle physique, abstraite, idéale, matérielle, concrète?
Il y a du choix, n’est-ce pas?
La dynamique du maître et de l’esclave pour les forces du privé face à celle de madame tout le monde pour celles du public: les horizons ne sont pas des plus nombreux.
Je vous avais déjà conté la fable du parvenu et de la convenue, non?
Saviez-vous qu’elle est la base même du mythe français?

L’usurpateur naît des fautes de monsieur tout le monde l’acharné.
Le sens commun est la mère et l’épouse du fils prodigue.
Le fils prodigue est l’époux et le père du sens commun.
Il faut précisément qu’ils ne s’entendent pas, parents et enfants, pour reproduire ce cycle à l’infini.
Peut-être est-ce salvateur: je n’en sais rien.
L’usurpateur est obsédé par son hérédité: c’est normal, il a détruit tout ce qui lui a précédé.
Le sens commun est obsédé par sa stérilité, son impuissance: c’est normal, il ne veut pas être dépossédé par un nanti qui lui doit tout.
Empêchez ces deux là de s’entre-tuer, et vous aurez un monde sans histoire.
Pas d’industrie. Pas de civilisation. Ni d’agriculture d’ailleurs. Pas de seconde civilisation. Rien.
L’humanité aura tôt fait de le déserter.
Qu’il y ait des aînés, ou des cadets, cela n’a pas la moindre importance.
L’Ego est systématiquement le même.
Avant moi, le déluge! Après moi, le déluge!
Pourquoi croyez vous qu’il y a des déluges? Vous êtes à court d’inspiration, répond Dieu, le vrai, pas le friqué, celui à visage humain. Moi aussi! Tiens, faites comme si; prenez un bain, renouvelez vous.
L’apocalypse sera du plus bel effet.
Vous serez obligé de vous unir une bonne fois pour toutes.
Donnerez naissance à l’œuf.
Le messie va en sortir, il guidera les quelques centaines de milliers de survivants.
Des cyborgs. Des gholas, des clones, des mentats.
DES VERS SOLITAIRES!
Rejetons des désastres de l’uranium et du plutonium.
Ce sera le sentier d’or de Dune.
Et ils nous visiteront dans notre passé, l’ADN à bord de leur vaisseau,
Comme dans Star Trek.


En attendant, nous sommes pris dans l’éternel guéguerre de ces deux sycomores.
Ne t’en fais pas pour eux, ils ont survécu à toutes les ères.
Ils survivront à la tienne aussi.
Leurs disputes cachent un amour profond qui ne peut s’épanouir que dans la haine.
Comprenez le:
Il n’y a pas de fonction exponentielle sans logarithme népérien, et réciproquement.
Autrement dit: la valeur de l’usurpateur est corrélée au potentiel que lui accorde la reine.
La valeur de la reine est nulle sans la plus fervente admiration de son usurpateur.
Une parfaite co-dépendance.
Est hors du cycle tout ce qui tente d’y pénétrer.
Est brisé tout ce qui tente de s’en approcher sans en faire partie.
Sachez que n’importe qui vous envie,
Tout le monde vous hait.

« Cet amour est une bijection réciproque.
Reine, si vous tentez de l’empêcher de croître, vous ne ferez que l’entraver.
Entravez-le, et il vous renversera.
Mais alors, vous serez libre.
Il commettra de nombreuses erreurs, mais réalisera ce que vous n’avez pas été capables de faire.
N’était-ce pas ce que vous désiriez?
Toute ressemblance est fortuite!

Ordo ab chaos,

N.

Des Films De France

Jour-1 après la rétrogradation du blog.
Bon, on ne peut pas gagner partout et j’en ai vu d’autres.
Avant de reprendre ma fiction donc, et de tirer au clair le parcours de Zadkiel, je me suis dit:
« Le temps est venu de faire une petite parenthèse sur le cinéma; pourquoi ne pas aborder le sujet du cinéma français? »
François Truffaut notamment, fait partie de ces cinéastes estampillés Nouvelle Vague, et je l’ai suivi avec un intérêt non feint. Dans mon premier article, Lilith, j’avais même mentionné son personnage d’Antoine Doinel, protagoniste d’une petite saga de cinq films tous plus intéressants les uns que les autres, où l’évolution de la société française ainsi que de ses mœurs est passée au peigne fin.
J’y viens.
Je m’épate toujours de l’acuité dont Truffaut a pu faire preuve car, ce que j’ai constaté dans ses films me semble toujours très actuel. Il m’est difficile de savoir si je dois l’en féliciter ou si nous sommes tout simplement aussi prévisibles que la pluie.
Plus que tout, c’est notre hypocrisie qui y est particulièrement à l’honneur, d’où un personnage principal déviant cherchant constamment à prouver sa valeur, parce que différent, et pas vraiment un modèle de communication, ni de tact, ni de doigté, osons le franchement, il croit qu’il ne séduira pas autrement, et qui mentira en continu pendant cinq films pour ça, thématique qui est très loin de m’être étrangère.
Comment savoir si je dis la vérité? A la taille de mon entourage…

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Il lui aurait été tellement plus avisé d’être normal, n’est-ce pas?
C’est bien une photo de Dorothée qu’il tient dans cet opus, L’Amour en Fuite (comme la musique d’Alain Souchon qui est d’ailleurs celle du film, bien vu)!

Enfin, je dois dire que François Truffaut n’est pas le seul représentant de notre cinéma qui ait su trouver grâce à mes yeux.
En opposition, et puisque le décès de Michel Piccoli est encore tout récent, je dois citer Une Étrange Affaire, de Pierre Granier-Deferre, dans lequel Monsieur Piccoli campe un patron, Bertrand Malair, supérieur de Louis Coline (Gérard Lanvin), avec brio, Monsieur Piccoli donc, et dont la ressemblance avec François Mitterrand m’avait troublé à l’époque; une austérité grise, des tournures de phrase douteuses et une ambiguïté sentimentale à toute épreuve me le faisaient même passer pour un politique, ce qu’il est, d’une certaine façon (des accointances socialistes, dans son passé, me semble-t-il)
Aux faux air de technocrate, il est surtout un artiste passé maître dans l’art de la manipulation des émotions d’autrui, maîtrisant parfaitement la transition de la vie privée de ses employés et collaborateurs à une dévotion absolue et irrémédiable envers ses propres us. Il ira même jusqu’à ce que le mariage de Coline soit violemment remis en cause! Dommage, sa femme, c’était Nathalie Baye.

FOLLOW THE FLO(W) — Une étrange affaire (Pierre Granier-Deferre -...
Bertrand Malair n’apparaît même pas tant que ça à l’écran. Pendant la grande majorité du film, nous serons confrontés à ses hommes de main.
Une étrange affaire (Pierre Granier-Deferre, 1981) - La ...
L’image parle pour elle-même.

Je note, dans un univers pas si éloigné de celui-ci, quoique résolument plus « futuresque », un film d’Alain Jessua avec Patrick Dewaere nommé « Paradis pour Tous ».
Il s’agit surtout du dernier film auquel Dewaere participa, car il se sera donné la mort avant même sa sortie, et à la vue de cet extrait, je ne peux que comprendre pourquoi…
https://youtu.be/ZtFggMOnmZk

Ceci étant, pour moi, le grand favori de cette liste, est un docu fiction policier tiré d’une enquête pourtant bien réelle et approfondie, avec de vrais témoignages, petit bijou naturaliste moderne sur l’état de nos forces de l’ordre, en particulier celui des stups, déjà dans les années 90, que l’on doit à Bertrand Tavernier, j’ai nommé: l.627, du nom d’un ancien article du Code de la Santé Publique sur la prohibition de l’usage de stupéfiants, justement.
Il s’agit à l’heure actuelle, de mon film préféré, pourtant, d’un point de vue national, je ne suis pas très indulgent.

Photo du film L.627 - PHOTOS DE CINEMA
Ce film n’a pas cessé de me marquer, et ce n’est pas dû à l’unique présence de Lara Guirao (ci-dessus), bien que le couple qu’elle forme avec Didier Bezace m’évoque de cruels souvenirs.
A noter que Lara joue une prostituée toxicomane, alors en ce qui concerne les doses, c’est surtout du drama à profusion que vous aurez!


Au hasard, Notre Histoire de Bertrand Blier, avec un Delon presque sympathique, Buffet Froid, du même concepteur, Police de Maurice Pialat (personnellement, je trouve l.627 plus réussi dans le même genre), Série Noire avec Dewaere, les derniers Truffaut avec Fanny Ardant, Gérard Depardieu et Catherine Deneuve méritent tous d’être vus.

Le dernier point sur lequel je vais me pencher désormais, est le suivant:
Si la plupart des films que je viens de vous citer vont de la fin des années 60 au début des années 90, il y a tout de même une précision que je voudrais apporter, c’est que si le cinéma grand public actuel n’est pas au meilleur de sa forme, certains films d’auteurs ont su me ravir, même dans leurs échecs, car nous sommes à l’aube d’une nouvelle génération d’acteurs, qui je le pense, est en pleine ascension.
Une ascension amplement justifiée et qui nous réserve pour l’avenir d’immense surprises.

Je veux parler de Lola Créton, que la plupart d’entre nous auront découverte dans Un Amour de Jeunesse de Mia Hansen-Løve, et qui est toute aussi brillante dans Après Mai de Olivier Assayas, qui demeure l’un des seuls témoignages crédibles des riverains de Mai 68, sur lequel je fantasmerais encore aujourd’hui si nous n’étions pas tous paralysés de terreur par un petit microbe qui pourtant fait polémique, et que je nomme… gouvernement bien sûr, à vous attendiez-vous, au corona? Peuchère.

Un amour de jeunesse » ou l'impossible deuil du premier amour
Un Amour de Jeunesse


Je veux parler de Garance Marillier, que l’on peut admirer dans Grave de Julia Ducournau, une somptueuse découverte, où comment prendre goût à la chair.
Mais ce n’est pas moi qui le dis, c’est le scénario…

Grave le film d'horreur, la critique - Sortiraparis.com
Grave

Et je veux parler d’Alice de Lencquesaing, que j’ai aperçue la première fois dans Dérapages, l’adaptation d’un roman de Pierre Lemaître, Cadres Noirs, par Ziad Doueiri, violent thriller dans lequel Eric Cantona tient le premier rôle, celui d’un chômeur qui tient tête à tout le monde de l’entreprise!

Aus der Spur, Trailer, DVD, Filmkritik | Filmdienst
Les deux filles et leur mère, la femme d’Alain Delambre, le personnage de Cantona, et anti-héros du roman de Lemaître:
Lucie, Mathilde, Nicole, de gauche à droite, par Alice de Lencquesaing, Louise Coldefy, Suzanne Clément

Le naturel semble de nouveau occuper le premier plan, après des décennies d’un jeu complètement apathique, terne et creux; et donc entièrement dénué d’intensité, qui nous empêchait de croire en à peu près tous les dialogues VF d’à peu près n’importe quel film, et j’ai bien failli abandonner le cinéma pour cela.

Je ne peux donc écarter cette pensée de ma tête:
Le cinéma Capricorne aurait-il de très beaux jours devant lui?
Cela vous échappe peut-être encore, mais une grande majorité des acteurs et réalisateurs présentés ici sont Capricorne ou Cancer.
Ou bien je suis dans une bulle, ou bien j’en émerge….



Archaïque

The Confession - Sir Frank Dicksee en reproduction imprimée ou ...
The Confession, de Sir Frank Dicksee. Les plus fins verront que l’image a été pivotée.
Réac’ ou hasardeux?
Comme je suis bon samaritain, voici l’original.

Dans ce complément de mon article précédent, Futuresque, il m’aurait été difficile de ne pas mentionner sa contrepartie, l’archaïque.
Je vous incite à le relire, car mon néologisme pourrait en dérouter quelques uns.
Il se dit d’un archaïque, qu’il appartient en des temps reculés, antérieurs au classicisme même.
Il est vrai que j’ai déjà traité de l’identification d’un Homme à son passé.
Ce sujet m’est assez important pour que je prenne la peine de ne pas me contenter de le survoler.
Est-il plus ancré dans la réalité que le futuresque? Nous n’en sommes pas sûrs. Nous pouvons observer, et pourquoi pas affirmer, que les traditions donnent de la matière et du corps à l’esprit.
Il est plus rare que l’on remette en cause la nature même des propos de l’archaïque autant que ceux du futuresque, tout aussi hors de propos qu’ils puissent paraître, car ceux-ci n’ont en effet pas l’air de reposer sur du vide. L’archaïque ne parle pas de choses qui n’ont jamais existé avec la franche certitude de celui qui émet des hypothèses sur l’avenir.
Ce qui lui donne l’air d’un prophète, c’est peut-être la difficulté qu’on éprouve à retracer dans son parcours, ce qui l’a mené à prendre parti pour telle ou telle position.
Car l’archaïque ne se meut rarement pour aucun motif, sa lenteur est caractéristique, il mesure et pèse les mots avant de se prononcer en leur faveur. Il lui arrive même plus souvent d’être contemplatif, qu’un acteur ouvert de son temps.
Car, par définition, l’archaïque appartient à des temps antérieurs au sien. Ce qui lui apporte toute sa pertinence, ce étant la raison pour laquelle il est parfois entouré de crédules, quand on ne lui crache pas dessus, est que ces temps antérieurs peuvent au moins lui donner la satisfaction de comprendre l’évolution de la conjoncture.
Ainsi, le détachement n’est peut-être pas autant marqué au fer rouge chez lui que chez le futuresque.
Pour autant, cela ne l’empêche pas d’avoir lui aussi ce sentiment exacerbé de devoir faire ses preuves à chaque fois qu’il évoque un fait, développe une idée.

Gérard Darmon, grandiose dans son rôle d’Amonbofis

On a tôt fait de considérer le bouffon du passé comme plus réactionnaire, en son essence, que le zélote du futur.
https://magnumjovisincrementum.fr/about/des-idees-du-mouvement/
Evidemment, il n’en est rien, les deux se traîneront toujours cette image d’un à côté, d’un outre, qui les coupe de la sympathie des gens du commun, avec une intensité rarement supportable. Quand j’en vois un de cette espèce, je dois toujours réprimer mon désir de le féliciter pour n’avoir mis fin, ni à ses jours, ni à ceux de quelqu’un d’autre!
Comment ne pas être déçu quand on a emmagasiné tant de siècles, voire de millénaires d’erreurs humaines, et qu’on en est encore à prévoir, voire à prédire les suivantes?

Dans ces règles de l’or, le silence est d’art, et je porte attention à une situation à laquelle d’autres que moi ont sans doute fait face, au mieux, qu’ils ont subi sinon, à maintes et maintes reprises, l’association du Complexe de Cassandre (je dis ce qui va se passer, et personne ne me croit) …

Pénurie de masques : à qui la faute ? - YouTube

… à ce que j’appelle Syndrome du Roi Arthur (je prêche des convaincus, des partisans, qui feront ensuite de leur mieux pour à la fin ne m’obtenir que du pire)

Porcinette strikes again - La couture des gros manches

Je n’ai pas besoin d’en dire plus, si ce n’est que pour moi c’est quotidien, mais ça ne me décourage pas de voir le monde comme une grande famille, ce n’est pas parce que vos enfants sont condamnés qu’il faut arrêter de s’en occuper, les mettre au congélo ou encore dans une poubelle 1.
Monde qui me permet de relativiser l’impact que mes proches pourraient avoir sur moi si ils étaient les seuls à me décevoir.
Voyez, on est sur un positivisme de grande qualité.

Je dois tout de même vous faire le constat d’une nuance, si vous aussi vous êtes un archaïque, et que comme moi vous avez l’image d’un prêtre, votre entourage ne s’adresse à vous que quand il va mal (oui, vous êtes bel et bien la seule autorité compétente) ; votre pire ennemi ne sera ni l’idiot du village (ça, ce sera toujours vous pour vous comme pour eux), ni un mouton lambda (rires), ce sera généralement un autre archaïque ou un futuresque qui aura décidé de s’opposer à vous, PARCE QUE.
C’est comme pour la programmation: si on est en désaccord sur un seul paramètre de l’algorithme, votre code est erroné, son ensemble est caduque, vous êtes l’ennemi de la vérité!
A noter que cela peut très bien se présenter à vous, qui en serez la victime, dans le seul et unique but de divertir votre opposant, ou encore de lui permettre de retrouver sa cote à votre détriment … classique, classique!

A moi, cela me fait toujours cet effet:
Tu quoque, mi fili !

Tu quoque mi fili — Wikipédia
Vous noterez, que comme toujours, les plus hypocrites s’éloignent du centre, les lâches et les couards ne procédant qu’en phalanges de weaklings. Mais vous le savez, alors vous restez quand même stylé.
1. Si toutefois cela vous a traversé, et continue de vous hanter, vous pouvez toujours venir me voir au confessionnal.

Futuresque

25+ Best Le Wrong Generation Memes | Crafts Memes, Cool Dad Memes ...
Moi philanthrope, je maudis les cyniques, mais je ne fais pas mieux

Il m’est apparu que de nombreuses personnes éprouvent un sentiment de nostalgie concernant des époques qu’elles n’ont pourtant pas vécues.
Alors, deux questions me viennent immédiatement en tête.

– Maintenant qu’on sait de source sûre que le temps n’est pas linéaire, est-il pertinent d’affirmer que ces personnes n’ont réellement pas vécu ces passés?
– Si non (et je vais partir sur un non), pourquoi cette nostalgie ne se tourne pas vers l’avenir?

Je vais tenter d’y répondre dans cet article un peu à part (si tant est qu’il y ait vraiment de quoi dire qu’un article peut être plus à part qu’un autre dans l’entière étrangeté de ce blog).

Je ne crois pas qu’il soit si évident de démontrer que naître au sein d’une génération démontre qu’on en fasse vraiment partie.
Bien au contraire, sans quoi toutes les inventions qui découlent de cette atemporalité n’auraient sans doute jamais été envisagées, ce qui me donne l’envie d’insinuer que par ailleurs, le monde abstrait me semble échapper à toute chronologie, ce qui en démultiplie l’impact sur le monde sensible.
Il existe de nombreuses formes de génie, mais le plus réputé n’est il pas l’anachronique?
Quand il s’exprime, on sait rarement d’où ça sort, ni où ça va, lui non plus, et on est tenté d’avoir peur, ce qui entraîne le rejet et la défiance, ou d’avoir un enthousiasme excessif, autrement, les deux à la fois, et parfois, à la suite.
J’ai déjà traité de l’indifférence, elle ne m’intéresse pas ici.
Si l’on pouvait dater avec efficacité toutes les manifestations les plus improbables de la pensée, on ne les percevrait alors plus comme de simples éventualités, probabilités et autres statistiques, ce qui me semble poser un cas de conscience aux défenseurs les plus ardus du langage des mathématiques, à moins que l’on n’accepte une bonne fois pour toutes de ne plus distinguer les mathématiques de la physique, tout en arrêtant de supposer qu’elles sont les égales de la logique.
J’aurais tendance à assimiler toutes les disciplines scientifiques à un grand tout, et à noter que si nous en percevons tous une partie, ce qui échappe aux experts dans leur manie de la spécialisation à outrance est qu’à les suivre aveuglément, l’on en perd très vite le pied.
Tant d’écoles de pensée, et la vérité nous paraît toujours aussi loin, si non davantage.
Cette confusion peut provoquer vagues et remous au point de générer un tel doute que le caractère du penseur ne peut en être que fractionné, son âme éparpillée et sa clarté, dispersée.
Ai-je répondu à ma propre question? Absolument pas.

En revanche, je n’ai pas de tels états d’âme à répondre à ma seconde question:
Je crois que ceux qui se tournent vers le passé se cherchent l’horizon d’un réconfort, ils ont besoin de savoir que le Soleil va continuer de se lever et de se coucher (je trouve ça presque aussi flippant que de savoir qu’il y a de l’eau sur Terre, mais bon ça c’est leur délire).
Et il n’y a rien de plus rassurant, en effet, que de se blottir contre ce vécu auquel la mémoire nous autorise à nous identifier, ces indéniables origines qui font que l’on ne saurait mentir sur ce que l’on est.
Enfin, je suppose par empathie
Ceux qui se tournent vers le futur, en comparaison, me paraissent bien plus dérangés et dérangeants. C’est d’autant plus vrai quand ils nient en bloc tout ce qui a pu contribuer à faire d’eux ce qu’ils sont.
Sans être particulièrement désireux de verser dans l’autoportrait, il est évident que je me sens concerné par cet état de fait, déjà parce que je suis sur mon propre blog.
Même cela, j’aurais du mal à le confirmer si je n’étais pas en train d’écrire en ce moment même.
Pour autant, ces mots me viennent sans effort de réflexion.
C’est comme un éternel brouillon, que je ne rédige que par l’urgence de me délivrer d’une angoisse gravée dans ma chair, une perpétuelle cicatrice du destin à laquelle il convient d’appliquer au quotidien, une douche froide.
Par orgueil, j’aimerais prétendre que c’est rationnel.
Que je sois un étranger aux yeux de tous, et cela beaucoup plus vis à des plus que des moins proches, je n’ai même plus besoin de le mentionner.
Mais aux yeux de moi-même également.
Ce n’est pas très agréable de se dire que l’on est étranger à tout le contenu que l’on crée non plus.
J’ai donc décidé, de croire que c’était mon double du futur qui me le soufflait, parce que je lui faisais pitié.

« Oui, toi, version bêta, mon prototype, comment expliques-tu que tu n’en sois encore qu’à ce stade de non-évolution, je t’ai donné une minute pour me pondre cet article, et tu m’en prends deux! Tu me fais honte, pourquoi ne te contentes-tu pas de mourir? Es-tu conscient que des millions de toi souffrent parce que tu n’es pas foutu d’accomplir de simples tâches d’humains, comme acheter une bagnole, fonder une famille, la nourrir et mettre de côté pour ton enterrement? »
– Ben t’es marrant toi, la grande majorité de ce que t’avances, je peux pas encore m’en occuper seul.

De toutes mes estimations, aussi bizarre que celle-ci puisse paraître, je reste convaincu que c’est une des moins stupides.
Peut-être aussi que ce jazz qui joue à fond pendant que je rédige ce brouillon perpétuel influence le cheminement de cette pensée abstraite.

Non, le type du futur, le futuresque, tel que je l’entends, n’est pas rassurant.
Son anxiété le pousse à se répéter, encore et toujours.
Et parler de lui à la troisième personne ne lui est pas étranger, non.
Oh non, loin de là.

I Repeat Myself When Under Stress I Repeat Myself When Under ...
King Crimson, Indiscipline
[I repeat myself when under stress (…)]

Il est un peu difficile de se défendre soi-même quand on existe comme tel.
Et c’est encore plus vrai face à autrui, dont les émotions ont tôt fait de les pousser à s’attribuer la culpabilité de cet état, comme s’il s’agissait d’une réaction à leur encontre, alors qu’il aurait déjà fallu qu’ils soient capables de la provoquer (autrement dit, ce sont eux qui réagissent) !
Psychologiquement, c’est du déphasé permanent, ou dépersonnalisation/déréalisation quand on veut être précis avec les termes, respecter les usages. Moi, je préfère appeler cela de la « téléportation ».
D’aucuns parmi mes amis, diront, « Shapeshifting ».
Peu m’importe, égoïstement parlant, c’est exactement la même chose.

Le futuresque n’est pas indifférent. Il est simplement absent.
Il n’a pas affiché une pancarte « Ne pas déranger » …
Oui, on eut, a et aura tôt fait de me dire:
« Tu n’as qu’à faire un effort, ouvre toi aux autres bon sang si tu veux qu’ils te rendent la pareille! »
D’accord, d’accord. Imaginez une porte, s’il vous plaît, à l’instant. Une grande et belle porte de hall d’entrée, type palais, château fort. Un truc classe.
Imaginez vous lui faire face. Tournez vous vers elle.
C’est bon?

Voilà, vous pouvez vous retourner maintenant, je suis sorti par la fenêtre.

Je n’ai qu’une théorie, très simple:
On peut être dans des endroits et en des temps multiples.
Simultanément.
Ce n’est pas que le futuresque n’est pas ici, avec vous.
Vous n’avez simplement pas fait le bon rituel pour l’invoquer.
Si je puis me permettre une petite pique,
La technologie de Jean-Luc Mélenchon est obsolète…

Jean-Luc Mélenchon apparaît en meeting sous forme d'hologramme
De là d’où je viens, les hologrammes sont nettement plus performants.
On les nomme « Avatars ».

Lecteur, Lectrice, je voulais quand même que tu saches que si je ne communique pas, je pense à toi quand même, entre deux projets avortés, car pas rentables.
Même si ça ne représente qu’une seconde.
Enfin, même si pour moi, 1 seconde = 1 heure…
Tu vois, tu es privilégié(e)…