Futuresque

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Moi philanthrope, je maudis les cyniques, mais je ne fais pas mieux

Il m’est apparu que de nombreuses personnes éprouvent un sentiment de nostalgie concernant des époques qu’elles n’ont pourtant pas vécues.
Alors, deux questions me viennent immédiatement en tête.

– Maintenant qu’on sait de source sûre que le temps n’est pas linéaire, est-il pertinent d’affirmer que ces personnes n’ont réellement pas vécu ces passés?
– Si non (et je vais partir sur un non), pourquoi cette nostalgie ne se tourne pas vers l’avenir?

Je vais tenter d’y répondre dans cet article un peu à part (si tant est qu’il y ait vraiment de quoi dire qu’un article peut être plus à part qu’un autre dans l’entière étrangeté de ce blog).

Je ne crois pas qu’il soit si évident de démontrer que naître au sein d’une génération démontre qu’on en fasse vraiment partie.
Bien au contraire, sans quoi toutes les inventions qui découlent de cette atemporalité n’auraient sans doute jamais été envisagées, ce qui me donne l’envie d’insinuer que par ailleurs, le monde abstrait me semble échapper à toute chronologie, ce qui en démultiplie l’impact sur le monde sensible.
Il existe de nombreuses formes de génie, mais le plus réputé n’est il pas l’anachronique?
Quand il s’exprime, on sait rarement d’où ça sort, ni où ça va, lui non plus, et on est tenté d’avoir peur, ce qui entraîne le rejet et la défiance, ou d’avoir un enthousiasme excessif, autrement, les deux à la fois, et parfois, à la suite.
J’ai déjà traité de l’indifférence, elle ne m’intéresse pas ici.
Si l’on pouvait dater avec efficacité toutes les manifestations les plus improbables de la pensée, on ne les percevrait alors plus comme de simples éventualités, probabilités et autres statistiques, ce qui me semble poser un cas de conscience aux défenseurs les plus ardus du langage des mathématiques, à moins que l’on n’accepte une bonne fois pour toutes de ne plus distinguer les mathématiques de la physique, tout en arrêtant de supposer qu’elles sont les égales de la logique.
J’aurais tendance à assimiler toutes les disciplines scientifiques à un grand tout, et à noter que si nous en percevons tous une partie, ce qui échappe aux experts dans leur manie de la spécialisation à outrance est qu’à les suivre aveuglément, l’on en perd très vite le pied.
Tant d’écoles de pensée, et la vérité nous paraît toujours aussi loin, si non davantage.
Cette confusion peut provoquer vagues et remous au point de générer un tel doute que le caractère du penseur ne peut en être que fractionné, son âme éparpillée et sa clarté, dispersée.
Ai-je répondu à ma propre question? Absolument pas.

En revanche, je n’ai pas de tels états d’âme à répondre à ma seconde question:
Je crois que ceux qui se tournent vers le passé se cherchent l’horizon d’un réconfort, ils ont besoin de savoir que le Soleil va continuer de se lever et de se coucher (je trouve ça presque aussi flippant que de savoir qu’il y a de l’eau sur Terre, mais bon ça c’est leur délire).
Et il n’y a rien de plus rassurant, en effet, que de se blottir contre ce vécu auquel la mémoire nous autorise à nous identifier, ces indéniables origines qui font que l’on ne saurait mentir sur ce que l’on est.
Enfin, je suppose par empathie
Ceux qui se tournent vers le futur, en comparaison, me paraissent bien plus dérangés et dérangeants. C’est d’autant plus vrai quand ils nient en bloc tout ce qui a pu contribuer à faire d’eux ce qu’ils sont.
Sans être particulièrement désireux de verser dans l’autoportrait, il est évident que je me sens concerné par cet état de fait, déjà parce que je suis sur mon propre blog.
Même cela, j’aurais du mal à le confirmer si je n’étais pas en train d’écrire en ce moment même.
Pour autant, ces mots me viennent sans effort de réflexion.
C’est comme un éternel brouillon, que je ne rédige que par l’urgence de me délivrer d’une angoisse gravée dans ma chair, une perpétuelle cicatrice du destin à laquelle il convient d’appliquer au quotidien, une douche froide.
Par orgueil, j’aimerais prétendre que c’est rationnel.
Que je sois un étranger aux yeux de tous, et cela beaucoup plus vis à des plus que des moins proches, je n’ai même plus besoin de le mentionner.
Mais aux yeux de moi-même également.
Ce n’est pas très agréable de se dire que l’on est étranger à tout le contenu que l’on crée non plus.
J’ai donc décidé, de croire que c’était mon double du futur qui me le soufflait, parce que je lui faisais pitié.

« Oui, toi, version bêta, mon prototype, comment expliques-tu que tu n’en sois encore qu’à ce stade de non-évolution, je t’ai donné une minute pour me pondre cet article, et tu m’en prends deux! Tu me fais honte, pourquoi ne te contentes-tu pas de mourir? Es-tu conscient que des millions de toi souffrent parce que tu n’es pas foutu d’accomplir de simples tâches d’humains, comme acheter une bagnole, fonder une famille, la nourrir et mettre de côté pour ton enterrement? »
– Ben t’es marrant toi, la grande majorité de ce que t’avances, je peux pas encore m’en occuper seul.

De toutes mes estimations, aussi bizarre que celle-ci puisse paraître, je reste convaincu que c’est une des moins stupides.
Peut-être aussi que ce jazz qui joue à fond pendant que je rédige ce brouillon perpétuel influence le cheminement de cette pensée abstraite.

Non, le type du futur, le futuresque, tel que je l’entends, n’est pas rassurant.
Son anxiété le pousse à se répéter, encore et toujours.
Et parler de lui à la troisième personne ne lui est pas étranger, non.
Oh non, loin de là.

I Repeat Myself When Under Stress I Repeat Myself When Under ...
King Crimson, Indiscipline
[I repeat myself when under stress (…)]

Il est un peu difficile de se défendre soi-même quand on existe comme tel.
Et c’est encore plus vrai face à autrui, dont les émotions ont tôt fait de les pousser à s’attribuer la culpabilité de cet état, comme s’il s’agissait d’une réaction à leur encontre, alors qu’il aurait déjà fallu qu’ils soient capables de la provoquer (autrement dit, ce sont eux qui réagissent) !
Psychologiquement, c’est du déphasé permanent, ou dépersonnalisation/déréalisation quand on veut être précis avec les termes, respecter les usages. Moi, je préfère appeler cela de la « téléportation ».
D’aucuns parmi mes amis, diront, « Shapeshifting ».
Peu m’importe, égoïstement parlant, c’est exactement la même chose.

Le futuresque n’est pas indifférent. Il est simplement absent.
Il n’a pas affiché une pancarte « Ne pas déranger » …
Oui, on eut, a et aura tôt fait de me dire:
« Tu n’as qu’à faire un effort, ouvre toi aux autres bon sang si tu veux qu’ils te rendent la pareille! »
D’accord, d’accord. Imaginez une porte, s’il vous plaît, à l’instant. Une grande et belle porte de hall d’entrée, type palais, château fort. Un truc classe.
Imaginez vous lui faire face. Tournez vous vers elle.
C’est bon?

Voilà, vous pouvez vous retourner maintenant, je suis sorti par la fenêtre.

Je n’ai qu’une théorie, très simple:
On peut être dans des endroits et en des temps multiples.
Simultanément.
Ce n’est pas que le futuresque n’est pas ici, avec vous.
Vous n’avez simplement pas fait le bon rituel pour l’invoquer.
Si je puis me permettre une petite pique,
La technologie de Jean-Luc Mélenchon est obsolète…

Jean-Luc Mélenchon apparaît en meeting sous forme d'hologramme
De là d’où je viens, les hologrammes sont nettement plus performants.
On les nomme « Avatars ».

Lecteur, Lectrice, je voulais quand même que tu saches que si je ne communique pas, je pense à toi quand même, entre deux projets avortés, car pas rentables.
Même si ça ne représente qu’une seconde.
Enfin, même si pour moi, 1 seconde = 1 heure…
Tu vois, tu es privilégié(e)…

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